« La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli. »
Cette citation de Lao Tseu est apparue ce matin sur mon app de méditation, et elle a tellement résonné !
On vit et on travaille selon un rythme imposé par un calendrier.
Un rythme qui n’a pourtant rien à voir avec celui de la nature. Tu trouves pas ?
As-tu remarqué les contradictions qu’on voit constamment sur les réseaux sociaux ces temps-ci?
D’un côté, la nouvelle année nous pousse à nous fixer des objectifs, des résolutions, des plans. Toute la pression qui vient avec. Cette idée qu’il faudrait réussir sa vie.
« C’est le moment idéal pour se fixer des objectifs! »
( Je me laisse facilement prendre au jeu aussi ! )
De l’autre, on nous invite à ralentir, à honorer la saison hivernale, à écouter un corps qui, lui, demande repos et douceur.
Je suis souvent partagée face à tout ça.
J’ai envie d’encourager l’élan, le passage à l’action, parce que je crois profondément qu’une vie alignée passe par de la clarté, un travail intérieur et des intentions qu’on choisit de mettre en mouvement.
Mais c’est faux de croire que tout le monde devrait ressentir cet élan en même temps.
La vie est cyclique.
Ton corps vit ses cycles.
Ton cycle féminin.
La nature.
Et toi aussi, tu traverses tes propres saisons intérieures.
Depuis plusieurs mois de janvier déjà, mon corps me demandait de ralentir. L’élan n’y était pas. Je faisais quand même mon vision board, parce que c’est un moment sacré pour moi : un retour vers soi, un temps d’introspection et de reconnexion à l’essentiel ( bien loin de la pression de performance qu’on s’imagine !).
Cette année, tout est différent.
Ma saison intérieure hivernale s’est terminée à la fin de l’année, et je sens un élan naturel émerger. Un élan qui vient du cœur, pas de l’extérieur. La pression extérieure est toujours là, bien sûr, mais j’essaie de revenir, encore et encore, à mon ressenti.
Qu’est-ce que j’ai réellement envie de faire?
De quoi ai-je le plus besoin, en ce moment?
Pas de « il faut que… », pas de « je dois… ».
Quand ces mots apparaissent, c’est souvent le signe que la motivation vient d’ailleurs que de soi.
Alors oui, le monde du bien-être regorge d’outils, d’ateliers et de conseils pour « démarrer l’année en force ». C’est difficile de se ne pas s’y perdre là-dedans. Je ressens aussi cette pression du momentum. Mais dès que ces outils deviennent une obligation, une pression de plus à performer, on passe complètement à côté de l’essentiel.
Tu peux plutôt te demander :
Qu’est-ce qui me ferait le plus de bien, là, maintenant?
Qu’est-ce qui me permettrait de me sentir alignée ?
De mon côté, même si mon début d’année est en mouvement (janvier est souvent rempli de sollicitations et de collaborations), j’ai envie d’être pleinement présente, en énergie, tout en me connectant à la saison hivernale. Est-ce possible ? J’ai le goût de dire oui !
Il y a le calendrier que la société nous impose.
Il y a les saisons de la nature.
Il y a, selon tes croyances, la numérologie, ton année personnelle et celle de la planète.
Et il y a surtout ton propre cycle, là où tu en es dans ta vie.
Alors, au fond, qu’est-ce qui compte le plus?
Cocher toutes les cases?
Réussir sa vie selon les critères de la société?
Se presser pour s’accomplir le plus vite possible?
Ou vivre une vie profondément satisfaisante, alignée, consciente, et vécue à ton propre rythme?
(Tu sais sûrement ce que j’ai décidé de choisir !)